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Décarbonons la culture ! The shift project

Décarbonons la culture ! The shift project

Fruit d’un an et demi de travail ayant mobilisé des dizaines de professionnels du secteur, cette publication présente les principaux enjeux énergétiques et climatiques auxquels est confronté le secteur de la culture et les leviers de la décarbonation !

The Shift Project est un think tank qui œuvre en faveur d’une économie libérée de la contrainte carbone. Association loi 1901 reconnue d’intérêt général et guidée par l’exigence de la rigueur scientifique, notre mission est d’éclairer et influencer le débat sur la transition énergétique en Europe. Nos membres sont de grandes entreprises qui veulent faire de la transition énergétique leur priorité.

À PROPOS DU PLAN DE TRANSFORMATION DE L’ÉCONOMIE FRANÇAISE
Le Plan de transformation de l’économie française (PTEF) vise à proposer des voies pragmatiques pour décarboner l’économie, secteur par secteur, en favorisant la résilience et l’emploi. Initié au début du premier confinement, ce plan s’inscrit dans la perspective du fameux « monde d’après », et a vocation à alimenter le débat public : entre autres celui qui va précéder l’élection présidentielle de 2022. Il s’agit de concevoir à grande échelle un programme systémique de mesures opérationnelles (fiscales, réglementaires, économiques, sociales, organisationnelles) destinées à rendre l’économie française effectivement compatible avec la limite des 2 °C désormais communément prise pour objectif.

Arts visuels, spectacle vivant, audiovisuel, livre et presse, patrimoine, pratiques artistiques amateurs, festivals, jeux vidéo  : le secteur de la culture regroupe des activités et des organisations d’une grande diversité. On y crée, produit, édite, diffuse, commercialise et conserve tout type d’œuvres et de services culturels. Et, comme dans tous les autres secteurs, on y administre des organisations. Il n’est donc pas raisonnable d’envisager une unique solution miracle pour décarboner tout son fonctionnement et la rendre entièrement résiliente aux chocs énergétiques et climatiques. Cependant, les travaux menés ont déjà permis d’identifier des problématiques et des leviers d’action dans le spectacle vivant, le cinéma, le livre et les arts visuels. Nous avons par ailleurs travaillé sur le rôle transversal du numérique.

La culture, un secteur économique fragile 
Les pratiques culturelles occupent près de trois heures de notre emploi du temps quotidien, et les ménages français y consacrent environ 4 % de leur budget. Avec près de 703 800 personnes travaillant dans le secteur, la culture emploie 2,6 % de la population active et génère 2,3 % du PIB français. De plus, beaucoup d’activités sont tributaires des événements culturels : un événement comme le festival d’Avignon génère plusieurs dizaines de millions d’euros de retombées économiques locales. La moitié des professionnels de la culture exercent un métier artistique ou une activité liée, comme accessoiriste ou ingénieur du son par exemple. Une large partie de ces métiers sont précaires et près des deux tiers correspondent à des contrats courts. En cas de choc énergétique, climatique ou sanitaire, beaucoup risquent donc de voir leur emploi menacé à court terme. À l’inverse, la transition choisie et anticipée (plutôt que subie et non maîtrisée) a vocation à assurer un avenir au secteur et à ses professionnels, voire même à lui imaginer une place grandissante dans nos vies. À travers son empreinte physique, le monde de la culture est aussi responsable que vulnérable face aux bouleversements et aux transformations à venir. Sa mobilisation est donc vitale.
Un trompe-l’œil : la culture immunisée et étrangère au problème 
La problématique énergie-climat étant généralement présentée au travers des secteurs comme l’agriculture, les bâtiments, l’industrie, l’énergie et les transports, les professionnels de la culture sont victimes d’un trompe-l’œil : ils et elles ont l’impression de ne pas être directement concernés. Pourtant, lorsque l’on regarde les données physiques, la culture, comme l’ensemble de nos activités, consomme beaucoup d’énergie pour s’alimenter, se chauffer, s’éclairer, se déplacer… Il y a donc des dépendances mutuelles entre le secteur culturel et de nombreuses activités appelées à se transformer pour réduire leurs émissions de GES et assurer leur résilience.

Si le secteur de la culture peut transformer nos imaginaires, il peut aussi transformer directement le réel : la culture peut contribuer, dès aujourd’hui, à la transition d’autres secteurs comme l’agriculture, le bâtiment, l’énergie, la mobilité, le numérique. Son lien étroit et majeur avec ces secteurs, dont elle dépend et qui interagissent avec elle, constitue une capacité : celle de devenir un moteur de la transition. Ce rôle lui appartient tout autant que sa propension à construire nos imaginaires et à changer notre vision du monde. La culture ne se décarbonera-t-elle pas mécaniquement, à mesure que se décarboneront les secteurs qui lui fournissent, ainsi qu’à ses usagers, des biens et des services ? Ces secteurs avec lesquels elle interagit vont devoir faire leur part. Mais une bonne partie de la décarbonation de ces secteurs ne se concrétisera que si les « utilisateurs » enclenchent le mouvement, deviennent eux-mêmes prescripteurs et organisent la transformation de la demande. Parce qu’elle a souvent été avant-gardiste, parce qu’elle fédère, parce qu’elle a une portée mondiale, parce qu’elle appartient à chacune et à chacun et parce qu’elle nous nourrit, la culture française est tenue par un devoir d’exemplarité auquel elle ne saurait se soustraire. Les centaines de milliers de personnes qui font vivre la culture française doivent prendre conscience de leur position clé, et du rôle qu’elles ont à jouer. En tant qu’activité à la fois matérielle et symbolique, la culture doit et peut se transformer. De gré (parce que la société prendra les bonnes décisions à temps) ou de force (parce que le manque de ressources, particulièrement de pétrole nous y contraindra), les activités carbonées disparaîtront peu à peu de tous les secteurs de la société. Dans ce context, plus le secteur de la culture anticipera sa décarbonation, plus il sera résistant et plus il pourra continuer à se développer et à prendre une place importante dans nos vies.


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